Grande Europe

Appel pour la Grande Europe

16 avril 2006

frontières

L’Europe et ses limites

Les limites ’’géographiques’’ orientales du continent européen n’ont été longtemps qu’une question de géographie assez académique n’intéressant jamais que des spécialistes. Mais, aujourd’hui, cette controverse est devenue vraiment l’occasion d’un authentique débat politique et géopolitique dans l’opinion publique, entre citoyens. Et ce, pas seulement à cause de la polémique suscitée par la candidature de la Turquie à l’Union européenne...

Un vrai débat entre citoyens

En effet, selon leurs tendances politiques et les représentations qu’ils ont des intérêts de leur propre pays ou des menaces qui l’entourent, nos contemporains invoquent - à propos de tel ou tel État et de son acceptation, ou non, dans l’Union - des arguments qui traduisent en fait plus ou moins clairement des chocs idéologiques et des rivalités de pouvoirs au sein de l’Union européenne, au sein de ses Etats membres et au sein même de nos sociétés.

Un débat passionné, passionnel, sinon passionnant. Car tout découle sans doute d’interrogations profondes quant à la nature du projet européen (civique ou identitaire ?), quant à son projet politique, quant à ses critères d’adhésion et quant à leurs modalités d’application et de contrôle.

Car nombre de nos contemporains semblent aujourd’hui hésiter quant à la pertinence et quant au devenir du projet européen, menacé pour certains de ’’dilution’’ par la ’’menace’’ d’un élargissement sans fin. Un projet européen aujourd’hui à la croisée des chemins : entre la perspective d’une véritable union politique forte (sous des modalités de fonctionnement peu ou prou fédérales) et la perspective d’une seule association internationale (ne recouvrant, en fait, qu’un grand marché libre-échangiste).

Car les Européens ’’de l’Ouest’’ découvrent aujourd’hui bien tard, faute d’un véritable effort pédagogique, que l’intégration d’un pays entraîne - ipso facto - d’autres questions. Et que l’intégration de la Pologne pose désormais celle de l’Ukraine (et qu’à terme elle posera - peut être - celle de la Biélorussie...). De la même manière que celle de la Roumanie posera un jour, sans doute, celle de la Moldavie.

Et, après une éventuelle intégration de la Turquie à l’UE, quels arguments aura-t-on pour refuser l’entrée de l’Arménie, de la Géorgie et - pourquoi pas - celle de l’Azerbaïdjan ? Et voici que les Kazakhs se présentent eux-mêmes comme le peuple le plus oriental de l’Europe ! Bref, en Europe, le ’’confort’’, les certitudes et la cruauté du « rideau de fer » ont désormais cédé la place à des limites poreuses, provisoires et bien incertaines... (page 106).

Un ingrédient de plus dans la crise européenne ?

Ainsi on peut considérer que l’accroissement du nombre des États de l’Union européenne à partir du 1er mai 2004 (et avec le dernier élargissement...) fut le principal argument pour souhaiter que s’établissent, par un Traité constitutionnel, de nouvelles règles de fonctionnement pour l’« Union européenne ».

En effet, il était là implicitement souhaité que ce grand ensemble économique puisse devenir, à terme, une véritable puissance politique. Mais ces perspectives de développement et d’approfondissement de l’UE ont été brusquement stoppées - en mai/juin 2005 - par le rejet, en France et aux Pays-Bas (sous l’effet de problèmes relevant essentiellement de la politique intérieure...), du projet de Constitution européenne.

Cependant, parmi les explications données à l’actuelle crise de l’idée européenne (pages 7 et 8), on rapporte le fait que l’opinion publique soit effectivement mécontente de ne pas avoir été consultée lors de des derniers élargissements de l’UE. La crise de l’idée européenne, provoquée (ou révélée...) par les « non » français et néerlandais, reporte ainsi la question des nouveaux élargissements. Il va donc sans doute falloir attendre plusieurs décennies pour que l’UE englobe l’ensemble des Européens « de l’Atlantique à l’Oural » et ne devienne, aussi, un véritable ensemble politique.

De même, parmi les raisons de la crise de l’idée européenne dans l’opinion publique, on rapporte le fait que l’opinion publique européenne soit, dans l’ensemble, hostile à l’adhésion d’un État musulman qu’elle perçoit comme étant ’’extérieur’’ à l’Europe : la Turquie. Même si, comme le rappelle très justement Stéphane Yerasimos (chercheur stambouliote et citoyen turc effectivement d’origine grecque, décédé l’été dernier...) : ’’la question n’est pas de savoir si la Turquie a été ou non depuis toujours européenne, mais de décider si on souhaite, si on a intérêt, de part et d’autre qu’elle le soit’’ ou le devint (page 79).

Et ce même auteur de pointer du doigt les principales raisons qui apparaissent, à ses yeux, les plus défavorables à l’actuelle candidature turque. Il s’agit là moins d’un ’’islamisme’’ qu’il perçoit comme résiduel et -somme toute- politiquement peu influent dans la vie sociale et politique turque que surtout d’une ’’mentalité’’ nationale marquée - depuis la ’’révolution kémaliste’’ des années 1918-1923 - par un souverainisme affirmé et par un nationalisme ombrageux : deux traîts de ’’caractère’’ effectivement peu compatibles avec quelque idée européenne éminemment supra- et post-nationale (pages 68-69-70-71).

L’hypothèque russe

Mais c’est là un paradoxe étonnant que de discuter autant de l’éventuelle entrée de la Turquie dans l’UE, alors que l’on ne souffle mot de la Russie, pays pourtant indiscutablement de culture européenne. Puisque ce problème des ’’limites de l’Europe’’ va sans doute aussi se poser, tôt ou tard, pour la grande Russie. Car une Russie convalescente, au territoire moins vaste mais mieux organisé, enfin ’’délesté’’ de ses républiques autonomes musulmanes du Caucase voire de l’espace ’’Oural-Volga’’, pourrait fort bien - demain - raisonnablement demander son entrée dans l’UE : une Europe qui irait alors vraiment de l’Atlantique à l’Oural, sinon le Pacifique...

En effet, pour la majorité des Russes, leur pays est ’’en Europe’’ au moins depuis qu’elle a accès à la mer Baltique (début XVIIIe siècle) et à la mer Noire (fin XVIIIe siècle). Une Europe avec laquelle la Russie partage également la majeure partie de son patrimoine historique et culturel (dont le christianisme, depuis plus de mille ans...). Et une Russie dont l’essentiel de sa population est d’ailleurs de type ’’européen’’ (page 158).

Certes, à la différence des nombreux États qui ont été (ou sont encore...) candidats à l’Union européenne, en raison des avantages économiques qu’ils en escomptent, les dirigeants de la Russie n’envisagent pas -pour le moment, tout du moins- une telle candidature. Et ce, pour ne pas sembler renoncer à la grandeur passée d’une superpuissance de dimension continentale (et à des pratiques politiques, aujourd’hui encore, effectivement fort peu soucieuses de démocratie ou de droits de l’homme...).

D’autant plus que, considérée depuis Moscou, l’UE (principal partenaire commercial avec lequel la Russie partage plus de 2250 km de frontières commune et réalise plus de 50% de son commerce extérieur...) apparaît souvent comme (pages 156-157) la ’’concurrente’’ potentielle d’une Russie qui, aujourd’hui, se rêve souvent encore en termes de grande puissance. Et le pouvoir d’attraction de l’UE sur certains pays de l’ancien ’’Empire’’ (Pays baltes ayant déjà adhéré à l’UE, mais aussi Ukraine, Moldavie, Géorgie, etc) n’est décidément pas, en cette époque des ’’révolutions de couleur’’, pour améliorer les choses... (pages 160-161-162-163).

Mais l’élargissement accéléré, passé et futur, de l’Union européenne pose (et posera) de plus en plus le problème de la Russie en Europe ou à côté de celle-ci. Et de la pertinence d’une éventuelle demande d’adhésion ou de partenariat privilégié de sa part. Et - donc - celui des limites (structurelles et politiques) de l’Union européenne, sinon celles (conventionnelles et géographiques) de notre continent : possible ’’très grande Europe’’ de 720 millions d’habitants et de 23 millions de km², allant depuis l’Atlantique jusqu’au Pacifique (page 204).

Faire le point, en attendant la ’’très grande Europe’’

Dans ce numéro de la revue trimestrielle « Hérodote » (justement dénommée ’’revue de géographie et de géopolitique’’), Yves Lacoste et toute son équipe nous permettent donc ainsi de faire un point exhaustif sur les relations complexes existant aujourd’hui entre l’UE élargie et les pays de son ’’étranger proche’’ : Turquie (Stéphane Yérasimos, comme on vient de le voir...), Israël (Frédéric Encel), Ukraine (François Gouyon et Cyrille Gloaguen) et Russie (Ludovic Royer et Franck Tétart), etc.

L’occasion de faire aussi le point sur ces problématiques territoriales qui impliquent, aujourd’hui, aussi bien l’UE élargie qu’un Conseil de l’Europe lui aussi en crise d’identité (pages 48 à 67), la nouvelle OTAN que l’UEO rénovée (pages 27 à 47). Des problématiques territoriales politiquement déclinées à travers des formules aussi diverses qu’adhésion(s), partenariat(s) privilégié(s) ou diverses politique(s) de voisinage(s).

En tout cas, point commun aux diverses contributions individuelles versées à cet ouvrage : elles soulignent toutes bien la nécessité d’une ’’rationalisation’’ de la Politique extérieure de l’Union européenne afin de lui permettre d’assurer effectivement le rôle bénéfique et stabilisateur qu’elle entend vraiment jouer, aujourd’hui et pour l’avenir, dans les relations internationales.

Intégrer la Russie ? : le point de vue d’Yves Lacoste

A ce titre, Yves Lacoste pointe tout parfaitement du doigt le risque inhérent à la recherche ’’forcenée’’ de limites futures pour l’ensemble européen. Un risque qui n’est - ni plus, ni moins - que celui d’une ’’soudaine restriction de l’idée européenne’’.

C’est pourquoi il nous encourage vivement à réfléchir aux futures modalités d’intégration de la Russie à l’Europe communautaire aujourd’hui en construction. Afin de pouvoir, ainsi, constituer une ’’grande Europe’’ ayant vraiment la taille critique nécessaire pour s’affirmer en tant qu’acteur international. Afin de pouvoir, ainsi, véritablement ’’peser’’ face aux grandes puissances d’aujourd’hui et de demain (Etats-Unis, Brésil, Inde, Chine, etc...). Et pour, ainsi, mieux répondre aux menaces et autres grands défis géopolitiques des temps à venir.

Une faille, cependant, dans le raisonnement de l’auteur : nulle part il ne semble s’interroger véritablement sur les modalités de fonctionnement institutionnel, ni sur les principes politiques, ni sur la raison d’être de cette future ’’grande Europe’’, quelques en soient les ’’limites’’. Il est vrai que ce n’est pas là la raison d’être de la revue « Hérodote » qui a davantage la vocation de parler de géopolitique que de politique tout court.

Osons, néanmoins, apporter un début de réponse à cette question essentielle et fondamentale. Car il y a bien d’autres limites à la construction européenne que celles que lui propose juste la géographie ou que celles que peuvent éventuellement lui imposer ses citoyens (comme ce fut le cas, le 29 mai dernier...) : il s’agit aussi des non moins certaines ’’limites fonctionnelles’’ de ces institutions actuelles qu’il reste à réformer.

Alors, l’Europe unie : pour édifier et consolider la paix, la liberté, la démocratie, pour surmonter les nationalismes et pour apprendre à mieux vivre ensemble. Alors, l’Europe unie, dans la diversité : dans le respect de ses composantes, dans la subsidiarité. Alors, l’Europe fédérale, et si - enfin - on en parlait ?!

Source: http://www.taurillon.org

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15 avril 2006

register

If you are agree, if you'd like to do something, to organize an event, to meet other people to live this Europ, an europe for people and not only for economy or trade... Put your email adress with "comment" and tell that you want to do it too!

Si tu es d'accord, si tu veux faire quelque-chose, organiser un événement, rencontre d'autres personnes pour vivre cette Europe, une Europe des gens et pas seulement de l'économie et du commerce... Mets ton adresse Email en "commentaire" en disant que tu veux aussi le faire!

Thanks

Merci........................

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14 avril 2006

7 мечтаний

7 мечтаний для Большой Европы

Невежество порождает страх. Но как заинтересовать, никто не знает. Нужна хорошая база, чтобы осмелиться отправиться в путешествие в неизвестную страну. Сколько молодых людей действительно охвачено желанием поехать посмотреть мир! Ребенок мечтает о невероятных открытиях, о межзвездном плавании в поисках чудесных городов. У подростка тысяча проектов путешествий, в которых он перемещается с вокзалов в аэропорты, чтобы увидеть незнакомые пейзажи. Взрослый увязает в потребности ежедневной газеты. Культуру познания, открытия необходимо возделывать. Так как ее ростки есть в каждом, необходимо преодолеть ряд трудностей, чтобы встретиться с неизвестным. Путешественники встречаются на тех же пляжах, на тех же причудливых улицах, чтобы заменять знанием людей и стран чувство непривычной экзотики. Остается дождаться, когда общество станет настолько зрелым, чтобы отпустить граждан на свободу. Многие, имевшие это желание, испытывают нехватку средств.

Я хотел бы видеть, как открываются европейские агентства, позволяющие людям передвигаться по континенту, невзирая на коммерческие и экономические связи, навязывающие людям цели и направления поездки.

Я хотел бы видеть единую информационную сеть, стимулирующую многообразные местные, региональные и национальные инициативы, дающую возможность всем желающим знать о них и принимать участие.

Я хотел бы появления большого Интернет-форума, позволяющего людям общаться, не сталкиваясь с языковым барьером, благодаря системе общедоступного он-лайн перевода.

Я хотел бы, чтобы изучение языков, общедоступное и универсальное, стало превыше политики, давая возможность всем для понимания и обмена.

Я хотел бы, чтобы во всех странах существовали приемные пункты для размещения иностранцев, оптимизирующие их пребывание, занимающиеся вопросами жилья, питания, передвижения.

Я хотел бы, чтобы каждый гражданин Европы имел кредит для путешествия, чтобы путешествовать по континенту индивидуально и без ограничений.

Я хотел бы, наконец, чтобы создавались народные объединения, относящиеся ко многим культурам, чтобы сделать возможным для европейцев проживание и самовыражение, давать гражданам возможность встречаться.

Это – мечта…

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13 avril 2006

7 propositions

7 rêves pour la Grande Europe

L'ignorance provoque la peur. Mais comment dès lors s'intéresser à ce que l'on ne connaît pas. Il faut une belle dose de culot pour oser l'aventure et s'avancer dans des pays méconnus. Combien de jeunes embrassent réellement ce désir profond de partir voir le monde? L'enfant rêve d'explorations fabuleuses, de naviguer entre les étoiles à la recherche de cités merveilleuses. L'adolescent a mille projets de voyages, sautant de gares en aéroports pour poser son regard sur des paysages bouleversants. Puis l'adulte s'enlise dans la nécessité du quotidien. La culture de la découverte reste à inventer. Car si ses germes sont en chacun, il reste une étape à franchir, difficile, pour aller concrètement à la rencontre de l'autre, des autres. Les voyageurs se retrouvent sur les mêmes plages, dans les mêmes rues baroques, pour substituer la connaissance des peuples et des terres à un sentiment d'exotisme dépaysant. Une maturité reste à inventer, quand la société s'ouvrira de la même façon sur toutes les destinations afin de rendre leur liberté aux citoyens. Si tant est que cette ambition existait, les moyens manquent.

J'aimerais voir s'ouvrir une agence européenne du transport citoyen pour permettre aux individus de se déplacer sur le continent hors des logiques économiques marchandes qui imposent leur vision du voyage et leurs destinations.

J'aimerais que se tisse un réseau d'information unique assurant la promotion des multiples initiatives locales, régionales et nationales afin de permettre à tous les volontaires de les connaître et d'y participer.

J'aimerais que naisse un espace de discussion européen, un grand forum internet permettant aux gens d'échanger sans se heurter à la barrière des langues grâce à un système de traduction en ligne librement accessible.

J'aimerais que l'enseignement des langues universel et populaire dépasse les politiques des nations pour offrir à tous la possibilité de se comprendre et d'échanger.

J'aimerais qu'il existe dans tous les pays un centre d'accueil et d'orientation où les étrangers seraient aidés à bien vivre leur séjour en l'optimisant, proposer des solutions d'hébergement, d'alimentation et de déplacements.

J'aimerais que chaque citoyen d'Europe dispose d'un crédit voyage pour que tous puissent découvrir individuellement le continent sans contrainte financière.

J'aimerais enfin que les nations montrent la voie en créant des rassemblements populaires multiculturels pour faire vivre et exprimer leur identité europréenne en offrant aux citoyens la possibilité de se rencontrer.

C'est un rêve...

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12 avril 2006

Призыв

от Атлантики к Уралу

Призыв к пробуждению Европы

Будущее Европы будет проходить через Украину! Страна оранжевой революции становится местом соединения между Брюсселем и Москвой. Это шанс для народа ускорить ход истории в становлении гражданской Великой Европы.

Сегодня Украина находиться в странном положении: ни на Восток, ни на Запад. Результаты законодательных выборов 26 марта, кажется, подтвердили открытую политику, рожденную оранжевой революцией. Гражданское общество Украины взяло в руки свою судьбу. Даже разделенные главные действующие лица революции годичной давности могут претендовать на сохранение контроля над страной по отношению к про-русским соперникам, достигнув при этом наилучших личных результатов. Альянс Тимошенко, Ющенко и социалисты предоставил бы им абсолютное большинство в парламенте (Рада). Большого количества разочарований граждан Украины за последние месяцы все же не достаточно, чтобы подтолкнуть их к спасению в объятия московского соседа. История идет своим ходом и ничего, кажется, не должно отныне препятствовать вступлению на новый путь в этой части мира, размещающейся в пространстве, которое осталось создать между Брюсселем и Москвой. Следующему правительству необходимо будет начинать все заново, искать новое место на международной арене и они могут рассчитывать на боевой дух Юлии Тимошенко, чтобы отстоять свое самоопределение. Со всеми своими несоответствиями и своими контрастами, украинская нация собирается на данный момент покончить с ускоренным ходом своей истории в XX веке и, - несмотря на глубокий перелом, который порождает этот переход во всей стране - побудить Европу двигаться, наконец, в XXI-ом веке, подгоняя безжизненную организацию континента.

Это было сказано громко и сильно, как будто для того, чтобы тешить себя иллюзией смелого и разумного выбора. Европейский Союз не готов дать Украине путевку в жизнь и подготовить ее вступление. Это печально по нескольким пунктам. Сперва, из-за того, что элита Брюсселя постоянно сравнивает украинское положение с турецким вопросом, таким же абсурдным, как это может показаться. Эти две страны, безусловно, обеспечивают мощные сильные отношения взаимообменов, но не существует ни одного повода, чтобы подчинить будущее одной по отношению к другой, если это не является чистым вопросом дипломатического плана. Население стран Союза благосклонно к присоединению Украины, страны, чей европейский характер не подвергается никаким возможным оспариваниям. С того момента, можно только с горечью рассмотреть пугающую позицию Европейского Союза, которая заключается в дополнительной демонстрации технократами и даже депутатами ЕС их общего непонимания стремления народов. Сбитые с толку отказом конституционного проекта, они кажутся охваченными неким параличем. Неспособные понять желание населения, они, таким образом, решительно отворачиваются от идеи быть обязанными перестраивать организацию ЕС, прежде чем приступить к совершенно новому диалогу о будущем. Проблематика управления в двадцать пять после интегрирования Стран Центральной и Восточной Европы завоевывает превосходство над политическими вопросами, в то время как этого требуют граждане! Европа оказывается без горючего вследствие абсолютного разрыва между народами и их элитой. И эта трещина акцентируется, все отчетливее нейтрализуя всякую надежду на инициативу. В конце концов, вопрос Украины более чем жестокое разоблачение, так как он требует умения возобновляться, представляя будущее, рассматривая Европу как пространство для жизни граждан, а не только рынок.

Заочно перед Украиной открывается потрясающая возможность. Страна в состоянии занимать центральное место на европейском континенте на геополитическом уровне. Свои узкие связи, унаследованные в прошлом России, и свое сближение с Европейским Союзом придают ей чрезвычайно завидную позицию, будучи, в конце концов, не меньше чем федеративное государство новой формации, которую нужно будет, так или иначе, строить в ближайшие десятилетия: Великую Европу. Европейский Союз в одиночку не сможет противостоять международному давлению, выступающему за продолжение развития таких народов как Китай и Индия. Притесненные экономическим американским могуществом, японский технологический прорыв, затем жизнеспособность корейской экономики, Европейский Союз должен находить новых союзников, чтобы достигнуть размера способного сохранить устойчивость. В силу этого, интегрирование Стран Центральной и Восточной Европы было необходимым, но не достаточным.

Со своей стороны, Россия должна также компенсировать потерю своих прилегающих территорий. Положение Белоруссии позволило доказать, что Москва сохранила влияние на своих границах, но желанный намек на свободу, выраженный белорусским народом во время президентских выборов в марте этого года, приведет рано или поздно к крушению этой анахронической диктатуры, отпечатка другого времени. Это только вопрос времени. Тогда придет момент осуществить открытое сближение между Москвой и Брюсселем, идея, которая, впрочем, была уже запущена в ход, поскольку инициативы сотрудничества множатся в речах.

Нынешнее поколение, возможно, не увидят, как будет осуществляться этот великий проект, в упрек человеку в стремлении прыгнуть выше головы, чтобы себя вписать в историю. Во все времена нужны были исключительные лидеры, чтобы осмелиться переворачивать установленный ход событий и предложить необычный проект. Однако Великая Европа не является новой идеей. Она идет от Атлантики до Урала. Немного людей преуспевают в том, чтобы выйти за дипломатические приличия, для защиты на общественной трибуне таких амбиций, конечно, огромная, но беспредельная гуманность. Если не считать, что эта утопия стала необходимой в эпоху глобализации. Может быть, настало время разбудить Европу и ее молодежь, чтобы предпринять подобное строительство будущего.

Я призываю ко всем лицам доброй воли, молодых и взрослых, жителей стран Европейского Союза и всех остальных осуществить вместе этот глобальный проект жизни ...

Posté par smily à 00:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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